Le portrait photographique - le haïr malgré tout. Pas par jalousie, pour cause de son succès (affolant), de ses pouvoirs caméléonnesques (infinis) ou de son potentiel esthétique (inépuisable). Au nom plutôt de la personne et de ses droits ou, si l'on préfère, du portraituré que l'objectif photographique installe dans le plan du film. Car le portraituré est un otage, figure tendue captive parle le portrait, par lui assujettie. Otages comme nous le sommes d'office dès que nous pausons devant l'objectif, piégée par Notre narcissisme impénitent. Otage des intentions du photographe si celui-ci fait image À notre insu, sans contrôle, selon ses besoins. Otages de nos pauvres mises en scène, que le portrait sait illustrer à loisir, pour peu que nous nous fassions autoportraitistes. Quelque forme qu'il adopte, le genre du portrait photographique se joue du corps, et c'est bien là le problème.

Ici, jeux d'enfant avec du coulis de framboise.

 

The photographic portrait - still hating it. Not because of jealousy, because of its (maddening) success, its chameleonic (infinite) powers or its (inexhaustible) aesthetic potential. In the name of the person and his rights or, if you prefer, the portrait that the photographic lens installs in the film plan. For the portraiture is a hostage, captive tense figure speaks the portrait, by him subject. Hostages as we are ex officio as soon as we paw before the objective, trapped by Our unrepentant narcissism. Hostage of the intentions of the photographer if it makes image Without our knowledge, without control, according to its needs. Hostages of our poor staging, which the portrait can illustrate at leisure, if we make ourselves self-portraitist. Whatever form he adopts, the kind of photographic portrait is played out of the body, and that is the problem.

 

Here, child's play with raspberry sauce

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